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Marc
Dugain: L'insomnie des étoiles
Gallimard,
2010
Automne 1945, alors que les Alliés se sont entendus pour occuper Berlin
et le reste de l’Allemagne, une compagnie de militaires français emmenée
par le capitaine Louyre investit le sud du pays. En approchant de la
ville où ils doivent prendre leurs quartiers, une ferme isolée attire
leur attention. Les soldats y font une double découverte : une
adolescente hirsute, qui vit là seule comme une sauvage, et le corps
calciné d’un homme. Incapable de fournir une explication sur les raisons
de son abandon et la présence de ce cadavre, la jeune fille est mise
aux arrêts. Contre l’avis de sa hiérarchie, le capitaine Louyre va
s’acharner à connaître la vérité sur cette affaire mineure, au regard
des désastres de la guerre, car il pressent qu’elle lui révèlera un
secret autrement plus capital. Il ne se trompe pas : au fil de son enquête, il va découvrir une autre «
solution finale », antérieure à la Shoah, et qui en est à la fois le
prologue et la répétition générale. À savoir l’extermination par les
procédés les plus barbares des malades mentaux – et de tout individu
classé comme tel, car considéré comme « inadapté » au régime nazi.
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Anne
de Rancourt: Un mètre quatre
Buchet
Castel, 2009
Nanou a sept ans. Elle découvre le plaisir de lire et aussi d’écrire
avec le beau porte-plume rouge que tante Alice lui a offert. Dans son
cahier bleu tout neuf, Nanou raconte d’une voix flûtée son quotidien de
petite fille de « que un mètre quatre » malade. Pour compagnon elle a
Toutoune, l’ours un peu déglingué que lui a fabriqué Tante Alice et puis
son inséparable « disquionnaire ».
Parler de la maladie avec un
regard d’enfant est une manière de dédramatiser, de rendre quelque chose
de scandaleux plus humain et compréhensible : comment accepter
l’inacceptable sinon en tentant de l’expliquer avec des mots d’enfant,
sincères et francs. Ce texte est extrêmement touchant. Il y est aussi
essentiellement question du « vert paradis » de l’enfance : des jeux,
des rires et des rêves. Malgré la maladie, il y a toujours la vie. La
force de ce journal, c’est que c’est toujours drôle même quand ce ne
l’est pas.
L’expression enfin, et les idées véhiculées, sont
originales et poétiques. C’est normal, Nanou aime les mots : elle a un
dictionnaire qu’elle consulte chaque jour, elle a un livre sur l’Afrique
et aime le parcourir pour le simple plaisir de lire les noms des
tribus, elle récite sans les comprendre tous les termes techniques
qu’elle entend à l’hôpital…
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Kazuo
Ishiguro: Nocturnes
Deux
terres, 2010
Des piazzas italiennes aux collines de Malvern,
d'un appartement londonien à l'étage feutré d'un hôtel sélect d'Hollywood, ce cycle de nouvelles
explore l'amour, la musique
et le temps qui passe. Les personnages décrits sont des musiciens de
rue, des stars déchues et des rêveurs, chacun en quête intime, chacun
dans un moment de vérité. Comme le rythme de la musique qu'il évoque, le
quintette résonne de questions spirituelles et éternelles : le combat
humain pour s'éloigner du désenchantement, et pour préserver le charme
de la vie, même quand les relations
s'embourbent et que les espoirs de jeunesse s'émoussent.
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Nicolas
Tondu: Des plumes de plomb
Jacques
Andre Editeur, 2009
C'est l'histoire d'Antoine, de Daniel et de Paul. D'un étudiant en
philosophie complètement paumé, d'un agent immobilier désabusé et d'un
vieillard qui s'ennuie dans son hospice. C'est l'histoire d'un fils,
d'un père et d'un grand-père. De trois générations qui se cognent à
l'âpreté du monde, qui devraient se rencontrer pour aller mieux mais qui
passent leur temps à se louper.
Avec, en toile de fond, une sorte de B.O lancinante où on croise
Coltrane, Lou Reed, MGMT, Dylan ou les Strokes, des individus marqués
par le deuil avancent avec leurs remords, leurs désillusions. Alors bien
sûr, la ville est magnifique, le fleuve toujours aussi apaisant.
Mais il fait déjà très chaud pour un mois d'avril. Carole et Sandra
Mélice portent des robes incroyablement courtes et l'été promet d'être
lourd et long.
Pour
en savoir plus, allez voir le site
de l'auteur
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Lydie
Martineau: Moisson de vie
Editions
A.L.T.E.S.S, 2010
Moisson de vie est l'explication de la transformation de ma douleur
physique et morale. Au début, j'ai subi ma vie, je ne comprenais pas
pourquoi il me fallait passer par de telles épreuves. Mais dans la vie
tout a un sens, même s'il n'est pas facile de le voir! Il faut parfois
des années de recul pour constater l'évidence de certains événements,
les conséquences du poids de nos pensées et de nos paroles. Le
travail intérieur est là pour nous montrer et évacuer le fardeau des
blessures que nous avons enfouies à l'intérieur de nous. Ce livre
évoque quelques bribes de ma vie pour expliquer les moyens que j'ai
utilisés pour m'ouvrir à la plénitude.
Pour
en savoir plus, allez voir le site
de l'auteur
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Silvio
Huonder: Adalina
La
dernière goutte, 2009
Une force mystérieuse pousse Johannes Maculin, artiste berlinois, à retourner sur les lieux de l'enfance,
une petite ville suisse enserrée dans un paysage grandiose. Que
s'est-il passé il y a vingt ans ? Quels secrets inavouables retiennent
Maculin prisonnier d'un amour de jeunesse ? Personne n'échappe bien longtemps aux fantômes du passé. Pour Maculin, le fantôme qui le hante se nomme Adalina.
Aussi profond que l’on enfouisse ses démons, ils finissent
inéluctablement par refaire surface - Johannes Maculin l’apprend à ses
dépens. Son secret se nomme Adalina et se réveille sans crier gare, un
matin comme un autre. Et Silvio Huonder ne ménage pas son personnage,
qui s’apprête à vivre les heures les plus sombres de son existence. |
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Elise
Héricourt: Ces doux moments partagés
Edition
LiFan, 2009
Sur le
thème des saisons, ce recueil de Haïkus
présentent des textes inédits qui tracent invariablement le temps qui
s'écoule au fil du bonheur. Ces poèmes expriment des impressions et des
souvenirs selon la forme originale du Haïku de 17 syllabes et
s'écoulent au rythme des 4 saisons. Ils sont illustrés par des
aquarelles présentées sous forme
d'éventail. En
savoir plus
J'aime me rappeler
Ces doux moments partagés
Sur le fil du bonheur
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Martial
Debriffe: Le Secret de la villa Marianne
De
Borée, 2009
Il sonne. Pas de réponse. Frédéric s apprête à récupérer la clef sous
le paillasson, mais il constate que la porte est entrebâillée. Il
entre. Ah ! cette odeur familière d orge grillée ! Et soudain il s
aperçoit que l appartement est saccagé. Il se fige. La concierge
arrive, lui explique que les soldats allemands ont débarqué, que son
père « a rejoint le ciel », que sa mère a disparu. Frédéric est alors
recueilli par ses grands-parents. Mêlé malgré lui à la Résistance, il
va découvrir le lourd secret qui pèse sur ses origines.
Encouragé par André Castelot, Martial Debriffe a déjà publié six
biographies de femmes des XVIIe et XVIIIe siècles aux Éditions Les 3
Orangers et France Empire. Il conjugue ses deux passions, l'écriture et
la scène, en transposant ses ouvrages au théâtre. Le Secret de la Villa
Marianne est son premier roman. A découvrir absolument!
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Janine
Boissard: Loup, y es-tu?
Robert
Laffont, 2009
Qui a envoyé à Manon, 28 ans, le tout petit garçon qu'elle découvre ce
soir-là, recroquevillé sur son paillasson, avec ce seul message : "
Sauvez-le " ? Quel danger le menace pour qu'il semble si perdu, si
effrayé ? La longue et périlleuse enquête que Manon va mener la
replongera dans un passé douloureux qu'elle tentait en vain d'oublier.
" Loup y es-tu ? " Le loup est bien là. Mais au cours de sa folle
aventure, Manon, qui déjà connaissait l'amitié, trouvera enfin l'amour.
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Blanche
de Richemont: Eloge du désert
Presse
de la renaissance, 2004
Océan de sable où le sublime, le dépassement, l'effroi et
l'obsession se succèdent telles les dunes, le sahara -
métaphore de bien d'autres déserts - exalte la fusion de la
pensée et du corps dans un même rayonnement.
Le désert est dur, aride, dangereux, ne tolère ni faute ni faiblesse,
mais se révèle comme un délicieux enfer, une brûlure qui apaise.
blanche de richemont nous fait découvrir avec poésie ce qu'elle a perçu
de plus beau et de plus violent au coeur de cette étendue infinie où
l'on se sent si petit, mais qui nous grandit en nous rapprochant
inévitablement de nous-même. dans cet ouvrage aussi sensuel que
spirituel, désert et pensée se mêlent dans une danse vivante et
trépidante, que des références à de grandes figures du désert tels
théodore monod, saint-exupéry, charles de foucauld, lawrence d'arabie,
isabelle eberhardt.
Viennent éclairer.
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Sam
Savage: Firmin
Actes
Sud,
2009
Boston, années 1960, dans les caves d'une librairie d'occasion en faillite. Firmin, rat des villes, nourri de Grande Littérature, se rêve en James Joyce ou au moins en Fred Astaire. Mais, ses fantasmes de passion hollywoodienne,
d'amitié virile et de gloire littéraire doivent affronter la dure
réalité des tractopelles dans un quartier en pleine réhabilitation.
Avec 'Firmin', son premier roman, Sam Savage redéfinit avec esprit
l'expression "rat de bibliothèque" en traçant la destinée hors du
commun d'un rongeur friand de grande littérature. Malchanceux petit
dernier d'une famille de treize ratons alors que sa mère n'a que douze
mamelles né par un concours de circonstance dans une librairie
d'occasion en faillite, Firmin va devenir un dévoreur de livres au sens
propre puis au sens figuré.
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Michel
Faber: Le ciquième ange
L'Olivier,
2009
Theo Griepenkerl découvre dans les décombres d'un musée irakien un
trésor inestimable : les mémoires de Malchus, témoin des derniers jours
de Jésus. Il ramène sa trouvaille dans son pays et s'empresse de la
traduire en anglais. Publié par une obscure maison d'édition, son
Cinquième Évangile est un immense succès. Rapidement, cependant, il est
dépassé par le scandale que provoquent les révélations de Malchus :
commentaires sur Amazon, autodafés et même une tentative d'asssassinat
à Baltimore. Le paroxysme est atteint lorsque Theo est kidnappé par
deux fanatiques au cours d'une lecture à Manhattan... Une satire des
moeurs de l'édition et de la culture de masse. Traduit de l'anglais. Du
même auteur : La Rose pourpre et le Lys.
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Dirk
Wittenborn: Le remède et le poison
Seuil,
2009
Début des années 50. Dans une Amérique à la fois puritaine et
matérialiste, les traitements en cours pour soigner folie et dépression
sont les cures de coma, injections de soufre, lobotomies frontales.
Mais les ambitions de Will Friedrich sont plus modestes : prescrire le
bonheur sur ordonnance. Professeur de psychologie à Yale, jeune, pauvre
et ambitieux, ce père de 4 enfants s'associe à une riche et sémillante
psychiatre, Bunny Winton, pour extraire une substance d'une plante
exotique : l'ingrédient secret du bonheur et ... la pilule qui le
rendrait célèbre. Casper Padrag, étudiant en maths, asocial et
suicidaire mais redoutablement intelligent, semble le parfait cobaye.
Mais les résultats, d'abord spectaculaires, tournent mal. Une soif de
vengeance se déclenche et conduit Casper au meurtre de Bunny et à la
mort (accidentelle ?) de Jack, le benjamin Friedrich. Actes dont les
conséquences hanteront à jamais Friedrich et les siens, à commencer par
la naissance de Zach sensée compenser la mort de Jack. Depuis la morne
banlieue jusqu'aux beaux quartiers (Will devenu un éminent consultant
auprès des firmes pharmaceutiques), en passant par les chaos de la
contre culture, après l'antidépresseur consumériste des années 50, la
fumette des sixties libertaires, la coke de l'ultralibéralisme fin de
siècle, remède ou poison, chacun, marqué de manière indélébile par le
passé, poursuit sa propre quête du bonheur qui n'est pas celle que le
père aurait souhaitée pour ses enfants. Superbe, une vraie joie de
lecture.
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Bernard
Giraudeau: Cher amour
Editions
Métailié,
2009
Je
suis en arrêt de jeu, sur le dos, paupières closes. Je sais que vos
mains, fines, élégantes, déliées sont une harmonie, une musique pour
saisir mes lettres, les déplier et les tenir comme la plus précieuse
découverte de notre vie. Cette main qui repousse une mèche de cheveux
reste suspendue pendant que vous lisez, attentive, les mots sacrés de
ce voyageur infatigable qui a fini par s’arrêter dans votre jardin. Je
vous aime depuis si longtemps, depuis avant le début. Ces lettres
qui ne pourraient jamais finir sont celles de mes mouvements
géographiques et de mes voyages immobiles sur la scène. Mais
probablement y verrez-vous un autre voyage plus complexe, plus hardi,
plus désespéré. Voyager, dit-on, on n’en revient jamais. Le prendrez-vous ce temps de me lire pour me prolonger un peu en vous ? Avec
un don irrésistible pour dire le clair-obscur des sentiments, Bernard
Giraudeau embarque ses lecteurs, en compagnie de l’inconnue qu’il veut
séduire, vers des ailleurs nés d’un imaginaire construit sur
l’aventure, le désir de vivre et d’aimer.
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Joël
Jakubec: Le marchand de glace
Editions
Zoë,
2009
«Tout droit, là-bas, derrière les bosquets», il y a le camp où d’affreuses
choses se sont passées, qu’on avait crues à jamais sans retour. Mais tandis
qu’un marchand vient régaler les visiteurs pour qui l’important, désormais,
est d’avoir sa glace à lécher, quelqu’un s’est avisé de rejouer la partie,
condamnant le héros à piocher, encore et encore. C’est la pioche qui donne
le rythme à ses pensées et à ses phrases. Piégé, il est peu à peu introduit
dans un monde d’oppression à l’avenir sombre.
«Quand
on comprend comment ça a commencé, c’est déjà trop tard ; les
événements, impatients, s’enchaînent selon une démarche débridée et
débordent les causes et les signes qui les annonçaient.» .
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François
Bégaudeau: Vers la douceur
Gallimard
verticales,
2009
Roman-feuilleton en trente épisodes, Vers la douceur propose une sorte
d'autoportrait générationnel dans le Paris des années 2000. Au coeur de
ce chassé-croisé, le trentenaire Jules. Chaque chapitre permet de
découvrir un nouvel élément du tissu relationnel complexe et des
arborescences sentimentales de ce célibataire intermittent, amateur de
joutes verbales et journaliste sportif spécialisé en rugby. Ce roman
invente un marivaudage réactualisé, sans psychologisme ni surplomb
moral. Au fil des pages, ça drague à tort et à travers, ça pousse très
loin la provocation, ça digère en douce son désespoir. La chambre
d'écho d'une époque, la nôtre.
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Fabienne
Juhel: A l'angle du renard
Rouergue,
2009
Le Rigoleur, c'est mon nom de famille. Le Rigoleur avec la particule,
petite noblesse bretonne oblige. Le Rigoleur, oui, mais pas rigoleur
pour deux sous. Qu'est-ce qui me ferait rire, hein ? Est-ce que j'ai
une tête à rigoler ? Tiens, ça se saurait si l'habit faisait le moine.
" Paysan breton, Arsène Le Rigoleur est ancré à sa terre et à ses
secrets. Gare à celui qui ira fouiner sur son territoire et dénicher de
vieilles histoires. Des gens de la ville, les Maffart, s'installent
dans la métairie voisine, une belle ferme rénovée du XVIIe siècle.
Comme ça va être bon, pour les deux gamins, de grandir à la campagne.
Mais quand on ne connaît rien à la lune rousse et aux pièges à renard,
mieux vaut se tenir à l'écart du Rigoleur et de sa tanière.
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Alain
Mabanckou: Black Bazar
Seuil,
2009
Originaire du Congo, résidant à Paris depuis une quinzaine d'années, amoureux des cols italiens à trois boutons et des chaussures Weston,
le narrateur est une sorte de dandy africain qui voit son existence
basculer du jour au lendemain lorsque sa compagne le quitte pour suivre
un compatriote qui joue du tam-tam dans un groupe qui n'est pas connu
en France, 'y compris à Monaco et en Corse'. Il partage désormais son temps entre sa machine
à écrire et le jip's, un bar du 1er arrondissement fréquenté par la
plupart de ses amis, personnages truculents aux noms inoubliables. Tous
pensent qu'il s'est mis à l'écriture pour noyer son chagrin et exprimer
sa colère. En réalité, c'est le journal d'un homme révolté qu'il entreprend d'écrire, croquant la folie du monde qui l'entoure. |
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Olivier
Adam: Les vents contraires
L'Olivier,
2009
Depuis que sa femme a disparu sans plus jamais faire signe, Paul Andersen vit seul avec ses deux jeunes enfants. Mais une année s'est écoulée, une année où chaque jour était à réinventer, et Paul est épuisé. Il espère faire peau neuve par la grâce d'un retour aux sources et s'installe alors à Saint-Malo, la ville de son enfance.
Le
livre met en scène le départ soudain, inconcevable d’une femme et sonde la
vertigineuse absence qu’il engendre. Olivier Adam trouve ici le juste équilibre entre une intrigue saisissante
et une langue exaltée. Sa prose, toujours extrêmement dépouillée et
incroyablement précise, se nourrit d’un vocabulaire proprement pictural.
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Claudie
Gallay: Les déferlantes
Rouergue,
2008
La
Hague... Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu'il
arrache les ailes des papillons. Sur ce bout du monde en pointe du
Cotentin vit une poignée d'hommes. C'est sur cette terre âpre
que la narratrice est venue se réfugier depuis l'automne. Employée par
le centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises
et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu'elle voit Lambert,
c'est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan,
que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en
lui le visage d'un certain Michel. D'autres, au village, ont pour lui
des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père,
l'ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets
réapparaissent. L'histoire de Lambert intrigue la narratrice et l'homme
l'attire.
En veut-il à la mer ou bien aux hommes ? Dans les lamentations
obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
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Sandor
Marai: Le premier amour
Albin
Michel, 2008
Dans une petite ville de la province hongroise, un respectable
professeur de latin mène une vie terne et solitaire, dénuée de
surprise. Lorsqu'il entreprend de tenir son journal, pour 'faire passer le temps',
cette apparente tranquillité vole en éclats. Au fur et à mesure qu'il
confie les menus faits et gestes de ses journées, des bribes de
souvenirs d'enfance lui
reviennent, la glace qui recouvrait ses émotions se craquelle, et sa
propre vérité surgit enfin. Cette première fêlure en annonce une autre,
qui va faire basculer sa vie : un premier amour, violent, tardif, ravageur... |
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Eugène
Green: La reconstruction
Actes
Sud, 2008
Le
jour où, récalcitrant, Jérôme Lafargue, tranquille professeur de
littérature à la Sorbonne, accepte de rencontrer Johann Launer, il
écrit dans son journal : 'Un rendez-vous catastrophique ce matin avec
un Allemand inconnu. Ce n'est pas un fou, mais un homme profondément
malheureux, car il pense avoir découvert qu'il est un autre, dont il ne
sait même pas le nom.' De fait, c'est le mystère de sa propre identité
que Launer espère
dénouer en convainquant l'universitaire parisien de fouiller pour lui
ses souvenirs délavés : est-il seulement le fils de son père ? |
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Salman
Rushdie: L'enchanteresse de Florence
Plon,
2008
Début
du XVIe siècle, au coeur des Indes : un jeune Florentin qui se faisait
appeler Mogor dell' Amore arrive à la cour d'Akbar, le grand moghol. Il
prétend être le fils de l'enchanteresse de Florence et se hisse très
vite à un rang élevé parmi la cour. Une rencontre entre Orient et
Occident, où se mêlent la magie étourdissante des Indes et la
sulfureuse sensualité florentine.
Une manière
de raconter qui n'est pas sans rappeler les Mille
et une nuits. Il y a dans cette écriture toute l'ivresse
des parfums d'orient et les couleurs des contes
d'autrefois! |

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